Le symbole de l'amour à travers les âges

- Catégories : Géométrie sacrée

Quand on parle de l’amour, on l’associe inévitablement au cœur qui est l’organe qui lui est associé.

Les hommes et les femmes placent une confiance sans limites dans le monde extérieur et en arrivent donc à oublier le trésor caché dans leur propre cœur. Pourtant, c’est dans le cœur, dans la vie intérieure que se tient la vérité.

Petit retour en arrière, à l’époque de nos ancêtres égyptiens, qui avaient bien compris que le cœur était le foyer de l’âme.

En faisant des recherches pour l’écriture de cet article, j’ai découvert 2 sites passionnants qui sont référencés en bas de page.

Pourquoi le symbole du cœur a t-il cette forme aujourd’hui ?

Pourquoi le cœur a-t-il la forme qu’on lui connait aujourd’hui ?

Étonnant en effet puisque l’organe du cœur ne lui ressemble en rien.

Il faut remonter à l’Antiquité afin de comprendre les origines du symbole du cœur, très différent de l’organe qu’il est censé représenter.

C’est en réalité à la feuille de lierre que l’on doit cette forme, née sous la Grèce antique. A cette époque, le lierre était souvent représenté mêlé avec de la vigne sur des vases et poteries. Lié à Dionysos, dieu du vin et de la bonne chère, le lierre était alors réputé pour sa longévité et évoquait un amour durable. Avec le temps, sa forme est devenue celle que l’on connaît.

C’est toutefois au Moyen Age qu’on lui a associé plus clairement l’image symbolique de notre cœur. Une représentation popularisée par les grands peintres italiens, qui donnèrent à cette forme la couleur rouge, en référence à notre sang.

Le signe de l’infini : symbole de l’amour éternel

Représenté par un 8 allongé, souvent utilisé pour des bijoux, le symbole de l’infini représente l’amour éternel, indéfectible.

Le symbole du cœur en Égypte antique

La civilisation égyptienne, qui s’est déroulée sur plus de 3000 ans, a été l’un des berceaux de l’humanité dans le domaine social, technique et scientifique, et notamment en médecine. Le cœur était considéré par les Égyptiens à la fois comme un organe anatomique, doté d’une importante fonction vitale, et comme un symbole spirituel et religieux.

Il constituait l’un des huit composants de l’être humain. C’est le seul viscère que les embaumeurs devaient impérativement laisser en place après la mort.

La conception égyptienne du coeur englobait trois concepts : le coeur-haty, ou muscle cardiaque, le coeur-ib ou intérieur-ib, correspondant au reste de l’organisme, et le cœur spirituel, centre du caractère, de la pensée et de la mémoire. Les Égyptiens ont réalisé dès la première dynastie des représentations du cœur d’une précision anatomique remarquable. Ils ont posé les jalons d’une physiopathologie cardiovasculaire tout à fait novatrice qui a perduré pendant plus de trente siècles.

Pour comprendre la conception égyptienne du cœur, il est important de bien comprendre la façon dont se situait l’homme dans la cosmogonie de l’Égypte ancienne. Réceptacle des forces vitales de l’univers, il devait maintenir son corps en harmonie avec le cosmos.

Son organisme pouvait subir l’influence néfaste de démons ou de divinités hostiles, les symptômes d’une maladie traduisant la rupture de cette harmonie. Le rôle du médecin était alors de rétablir cet équilibre en combattant les causes des désordres constatés avec les moyens à sa disposition : la médecine et la magie, étroitement intriquées avec la religion.

L’homme était considéré comme un être complexe, constitué de huit composantes étroitement intriquées, ayant chacune un rôle spécifique. Les Égyptiens distinguaient quatre entités dans l’imaginaire et quatre dans le réel, étroitement liées pendant la vie et dont la dissociation survenait au moment du décès. Les quatre éléments dans le plan imaginaire comprenaient le Sahu, le Ka, le Ba et l’Akh. Les quatre composants dans le plan du réel étaient le corps-shet, le nom, l’ombre et le cœur.

Sortie de l'âme-Ba et de l'Ombre hors de la Tombe. Papyrus de Neferoubenef

Représentation du cœur dans les hiéroglyphes

Les différents hiéroglyphes représentant le cœur sont remarquables dans leur précision anatomique. En effet, on voit le cœur donnant naissance à huit vaisseaux, dont le nombre et la disposition évoquent l’aorte, l’artère pulmonaire, les veines caves supérieure et inférieure ainsi que les quatre veines pulmonaires.

Cette représentation du cœur est particulièrement surprenante, car elle date de la première dynastie, soit aux environs de 3 000 ans avant J-C. Il n’existe à notre connaissance aucun document représentant l’aspect du cœur avec autant de précision dans les autres civilisations contemporaines de l’Égypte pharaonique.

La pesée du cœur en Égypte

En fait cette fresque est plus connue sous le nom de « pesée du cœur lors du jugement de l'âme ».

Cette pesée se déroulait devant un tribunal divin présidé par Osiris, Isis et Nèphthys. Au milieu de la salle se trouvait une balance. Sur l’un des plateaux était déposé le cœur du défunt, siège de la mémoire de toutes ses actions pendant sa vie. Sur l’autre, Anubis déposait une plume, symbole de Maât, déesse de la vérité et de la justice.

Si le cœur et la plume s’équilibraient, le défunt était appelé « juste de voix », et son akh accédait à la vie éternelle où l’accueillaient tous les vivants «justifiés» qui l’avaient précédé sur terre. Si le cœur était trop lourd, «Ammit la mangeuse» le dévorait, et le défunt était voué à l’errance éternelle.

D’après Wikipédia (voir références en bas de page), dans l'au-delà, le cœur permet au mort de conserver son individualité et de se souvenir de sa vie terrestre. Lors de son passage dans le tribunal d'Osiris, le défunt est jugé de ses actes par une assemblée de quarante-deux juges.

Pendant que son cœur est placé sur une balance face à une représentation de la Maât, la déesse de la justice et de l'harmonie, le défunt énumère deux listes de quarante-deux fautes qu'il proclame n'avoir pas commis. D'après les chapitres 30A et 30B du Livre des Morts, le plus grand risque pour le défunt est de voir son cœur se désolidariser de lui, tel un témoin à charge. Ce que le défunt proclame, le cœur doit le confirmer sinon il est accusé de mensonge.

La dissociation du cœur est une atteinte mortelle car le défunt se voit condamné à la damnation en étant dévoré par la monstrueuse Ammit, un être hybride mêlant les aspects du crocodile, du lion et de l'hippopotame. Dans la scène de la pesée du cœur du papyrus d'Ani, le défunt et son épouse, habillés en blanc, se tiennent respectueusement devant la balance constituée par une colonne et un fléau.

À droite, Anubis inspecte la bonne régularité du pesage.

À gauche figurent différentes composantes de la personnalité du défunt. Le cœur est déposé sur le plateau de pesée. Le dieu Shaï personnifie la durée de vie impartie au défunt tandis que les déesses Rénénet et Meskhenet symbolisent son destin et sa naissance.

Au-dessus d'elles, se tient l'« âme-Ba » d'Ani, sous la forme d'un oiseau à tête humaine perché sur une chapelle. Le dernier symbole est le meskhen ou « brique de la naissance », un rectangle noir muni d'une tête féminine, autre représentation de la déesse Meskhenet et figuration des dispositions innées attribuées au défunt.

 Formule pour empêcher que le cœur de N ne s'oppose à lui dans l'empire des morts. « Ô mon cœur de ma mère, ô mon cœur de ma mère, ô viscère de mon cœur de mon existence terrestre, ne te lève pas contre moi en témoignage en présence des maîtres des biens ! ne dis pas à mon sujet : « Il a fait cela en vérité ! », à l'égard de ce que j'ai fait ; ne le fais pas se produire contre moi devant le grand dieu, maître de l'occident. »

Livre des Morts, extrait du chapitre 30A. Traduction de Paul Barguet

Le chemin du cœur pur et vrai

Qu’est-ce que la civilisation égyptienne nous apprend ?

Elle nous apprend que le cœur appartient à Dieu et uniquement à Dieu (ou peu importe comment vous souhaitez l’appeler).

Elle nous apprend qu'il faut être vigilant car au moment du passage du voile de la mort, tout est révélé et vous ne pouvez plus être dans les apparences.

Aujourd’hui, le cœur est endormi.

Parvenir à réveiller le cœur serait une formidable révolution libératrice comme le monde en a rarement vu. Les humains vivent souvent dans le mensonge (consciemment ou inconsciemment), ils feignent d’être ce qu’ils ne sont pas, puis se prennent au jeu et finissent par ne plus savoir qui ils sont : ils perdent le sens de la réalité.

La vérité est que la force de vie qui vous habite est la même qui habite tous les êtres, c’est la même source et vous êtes un avec elle.

Pour savoir qui on est vraiment, il ne faut pas regarder les parties séparées, mais s’élever à la vision d’ensemble, à la source créatrice. En se centrant dans le cœur, l’homme abandonne pour un moment sa personnalité extérieure multiple pour être ce qu’il est dans son essence pure.

La voie du cœur peut alors se faire entendre, la conscience intérieure peut se révéler et l’homme s’éveille, il comprend le sens de la vie et la beauté de l’ordre cosmique. C’est une véritable révolution intérieure.

La société actuelle met tout en œuvre pour que cette révolution intérieure ne se produise pas, pour que l’appel du cœur reste inaudible.

Elle a peur de perdre le contrôle et elle est prête à tout donner à celui qui accepte de sacrifier sa liberté, sa conscience, son identité réelle pour se conformer à son système robotisant, mécanique, codifié.

La masse cherche à anéantir celui qui se détache d’elle, qui s’élève et l’histoire nous l’a suffisamment démontré pour ne pas s’attarder sur cette question. L’être qui sort du lot représente une interrogation, un grain de sable dans le système bien huilé.

S’engager sur le chemin du cœur, c’est devenir un marginal pour le monde, mais c’est aussi trouver la vraie lumière de l’homme, celle qui le conduit vers son plein épanouissement.

Une vie sans cœur est perdue.

Il faut savoir ouvrir son cœur mais aussi le protéger.

On a tendance à vouloir se protéger du monde extérieur mais si on est honnête avec soi-même, les véritables ennemis sont à l’intérieur de nous ! Et malheureusement ce sont ceux-là qu’on ne voit pas.

Quel est le symbole de l’amour ?

Le Mandala de l’Amour : symbole de la vie

Le Mandala de l’Amour nous invite à prendre conscience que lorsqu’un être vous donne son amour, c’est dieu qui vous aime à travers lui et lorsque vous aimez, c’est dieu qui aime à travers vous.

L’amour est le langage qui peut unir l’homme à ce qu’il y a de plus grand. Qu’il ne soit donc pas une abstraction, une vision, un espoir, mais qu’il fasse vraiment et réellement partie de votre vie.

Celui qui a réellement compris que la loi suprême qui gouverne la vie et le cosmos est l’amour qui souhaite conduire tous les êtres vers le bonheur n’a plus la même attitude face à l’existence.

Par exemple, il n’est plus mécontent, il ne se révolte plus contre les circonstances négatives de la vie et n’essaie plus de fuir ses responsabilités, car il sait que c’est l’intelligence cosmique qui le place dans les meilleures conditions pour évoluer, pour se perfectionner, pour régler son karma...

Le but de tout cela étant l’amour, il cherche à surmonter toutes les épreuves pour l’atteindre.

Il est évident que parfois, il faut se révolter, mais il ne faut pas se tromper de cible : nos véritables ennemis sont à l’intérieur de nous et c’est ceux-là qu’on ne voit pas.

Vivre avec le cœur c’est vivre avec son âme.

Si vous souhaitez travailler avec le Mandala de l’Amour, je vous invite à lire mon article « pratiques et rituels pour attirer l’amour ».

Et pour vous relier à cette belle énergie, nous vous proposons plusieurs supports sur la boutique.

On arrive à la fin de cet article. J’espère qu'il vous a plu.

N’hésitez pas à commenter, à partager et à vous abonner à notre newsletter pour être informé(e) des prochaines parutions.

Inscrivez-vous à notre newsletter!

Sources :

Wilkipédia : composition de l'être dans l’Égypte antique
Erudit.org
Ouvre ton cœur et invite l’amour aux Ed Essenia

Articles en relation

Partager ce contenu

Ajouter un commentaire