La géométrie sacrée des cathédrales

- Catégories : Géométrie sacrée

La géométrie sacrée dans l’architecture : les cathédrales

Une des conditions premières d'un sanctuaire, comme peut l'être une cathédrale, a toujours été une architecture aux proportions adaptées, une bonne situation et une bonne orientation.

L'orientation demeure une question clé en géométrie sacrée dans l'architecture : la mosquée fait passe à la Mecque, alors que la plupart des temples hindous et chrétiens font face à l'est. Il y a bien quelques exceptions, comme la cathédrale de Chartres en France, qui s'oriente au nord-est.

Par le passé, églises, temples et pierres mégalithiques devaient être érigés sur un site puissant. Dans la Chine impériale, et encore de nos jours, on utilise le Feng Shui pour trouver le hsueh, ou point du dragon, pour apporter le plus d'énergie possible aux bâtiments importants, tels que palais les écouteurs maman s'il te plaît, temples et tombes.

A son commencement, l'église chrétienne alla même jusqu'à tracer des directives qui, le cas échéant, imposaient que les églises soient construites sur d'anciens lieux de culte païens.

Il y avait 3 raisons à cela : les prêtres géomètres utilisaient  la puissance des lieux, les fidèles des anciens cultes continuaient d'y venir, et les artefacts païens d'origine étaient détruits. Les applications qui en dérivent deviennent  intéressantes si on observe la géométrie des lignes de méridiens. Enfin, la structure, tout aussi importante, devait répondre à certaines règles géométriques précises.

La géométrie et les nombres sont sacrés car ils codifient l'ordre caché de la création. Ils sont les instruments qui servirent la genèse de l'univers. La simplicité des nombres, des fractions et des proportions rend l’univers et la géométrie d'Euclide et des Grecs rigoureux et harmonieux.  

Un lieu devient sacré lorsque les dimensions selon lesquelles il est construit dépendent de proportions qui sont soit des nombres entiers, soit des nombres spécifiques, comme le nombre d'or. Ces sanctuaires sont harmonieux et présentent certaines qualités propres à un temple.

À mesure que le christianisme s'est répandu à travers l'Europe, la construction de cathédrales imposantes est devenue l'expression extérieure de la révérence pour le divin, ainsi qu'un point focal de la vie communautaire pendant des siècles. La construction prenait souvent plus d'un siècle, inspirant les générations d'être une partie de quelque chose de plus grand que l'individu.

Voyons ensemble 4 ensembles architecturaux qui ont marqué l’histoire de par leur beauté et leur architecture structurée autour du nombre d’or.

La géométrie sacrée de la cathédrale Notre-Dame de Paris

La construction de l'une des plus belles cathédrales subsistantes a commencé à Paris en 1963 sous la direction de l'évêque Maurice de Sully, mort en 1996. La construction de la façade occidentale a été achevée en 1225. Un autre siècle est passé avant que la cathédrale soit terminée. Quelques 850 ans plus tard, c'est l'une des plus grandes attractions touristiques de Paris. Chose intéressante, les dimensions de la façade occidentale, tout comme celle de la rosace gothique orientée au nord, reflètent le nombre d'or.

Si l'on en croit l'émission « C'est pas sorcier », les proportions du plan de sol de Paris seraient également dirigées par des rectangles d'or.

Pour rappel, le rectangle d’or est un rectangle dont la longueur est moyenne proportionnelle entre la largeur et le demi périmètre. Le nombre d’or est la proportion ainsi définie et on le représente par la lettre grecque phi (φ).

Pour mettre en évidence cette assertion, le compagnon charpentier Renaud Beyfette a été mis à contribution. Compas en main, on le voit tracer avec virtuosité l'aire de la cathédrale.

Les rosaces de la cathédrale Notre-Dame

La rosace nord et la rosace sud de la cathédrale Notre-Dame de Paris montrent de manière magnifique la divine proportion.

La géométrie sacrée de la cathédrale Notre-Dame de Chartres

Peu de temps après le début des travaux de Notre-Dame à Paris, la construction d'une autre cathédrale a débuté à Chartres, à 80 km au sud-ouest de Paris. Achevée vers 1220, on y trouve, comme pour Notre-Dame de Paris, des proportions d'or. En fait, le nombre d'or semble réapparaître dans diverses cathédrales à travers toute l'Europe.

La géométrie des arcs-boutants de la cathédrale de Chartres, qui permettent de supporter le poids des voûtes en pierre, utilisent des cercles et des vesica pisces.

Dans la vidéo ci-dessous, vous découvrirez comment la Fleur de Vie, mais aussi les 7 chakras s'inscrivent dans l'architecture sacrée de cette cathédrale.

17 minutes absolument passionnantes!

Chartres est connue pour être une cathédrale magique, avec une forte énergie, des vierges noires et … un labyrinthe !

Le labyrinthe de Chartres, œuvre du XII siècle, est une figure géométrique circulaire de 12,89 m de diamètre inscrite dans toute la largeur du pavage de la nef principale, entre la troisième et quatrième travées.

Chartres est la seule cathédrale dont le sol est encore orné d’un labyrinthe. La tradition de tracer des labyrinthes sur les sols des églises est très ancienne.

À l'époque des croisades, entre le 11e et le 12e siècle, on se mit à utiliser les labyrinthes comme substitut des pèlerinages à Jérusalem. Ils furent même appelés chemins de Jérusalem. Les chrétiens, dans l’incapacité de se rendre à Jérusalem, parcouraient le labyrinthe, en pénitence, sur les genoux.

Les cathédrales ont quelque chose de magiques, construites spécifiquement pour permettre aux visiteurs de ressentir une énergie, de se rapprocher du spirituel mais aussi de se nettoyer. Le Labyrinthe situé sur un point précis va permettre une sorte de voyage. Il va vous nettoyer des énergies négatives mais aussi vous centrer. Il va vous conduire à l’intérieur de vous-même, vous permettre de vous rapprocher d’une conscience. En résumé : vous élever tout simplement.

Symboliquement le labyrinthe permet d’unir le ciel et la terre, il représente un long chemin semé d'embûches, un parcours des états multiples de l’être où l’être erre avant de trouver le centre. C’est avant tout un voyage intérieur où vous allez trouver votre centre.

Taux vibratoire du labyrinthe de Chartres

Certains témoignages indiquent que tout autour du labyrinthe, on trouve une vibration de 6500 unités, ce qui n’est rien de spécial, mais dès l’entrée dans les lignes de celui-ci on est baigné dans une vibration équilibrante de 8000. À l’intérieur de la boucle, où le champ magnétique local pouvait amplifier le rythme de la marche, on est porté à l’échelon vibratoire du corps éthérique à 13.500 unités.

Et, pas besoin de le rappeler mais le labyrinthe est avant tout… un mandala !

Centre tellurique puissant

La cathédrale de Chartres est connue pour être un endroit extrêmement puissant énergétiquement.

Elle a été édifiée sur un lieu de culte célèbre du temps des druides. Le support géo-biologique et l'édification du bâtiment est un courant d’eau situé à 37 m de profondeur. Par souci d’équilibre énergétique, l’épine dorsale des voûtes a été placée à 37 m de hauteur. L’autel est placé au centre géométrique du chevet arrondi et du déambulatoire au point de rencontre de 14 courants d’eau souterrains symbolisés par 7 colombes avec 2 becs.

Dans l’allée centrale, l’agencement des pierres blanches et noires dessinent un immense labyrinthe. Ce labyrinthe est un puissant régénérateur. Pas moins de cinq courants d’eau, plus une faille se  sont donné rendez-vous en ce point.

La cathédrale a été construite à partir d’un centre tellurique bien connu des Celtes ; une colonne dont tout est parti et qui fait le lien entre le monde d’en haut et le monde d’en bas ; la cathédrale part d’un centre sacré ou tête de la vouivre, cette colonne détermine l’enceinte du lieu sacré.

A l’origine du sanctuaire, l’enceinte sacrée primitive se dota d’un puits. Il est purificateur et "harmoniseur" et joue son rôle de régulateur par la mise à la terre d’émergences cosmiques et telluriques. Le puits est aujourd’hui condamné, mais il eut autrefois la renommée d’une eau miraculeuse.

La géométrie sacrée de la cathédrale de Milan

La construction de la cathédrale de Milan fut longue, les modifications nombreuses et les nouveaux plans abondants.

Les plans publiés en 1521 par l'architecte César Caesariano sont  souvent cités dans les travaux consacrés à la géométrie sacrée, mais ils demeurent théoriques et ne furent jamais mis en pratique. La forme actuelle du dôme de Milan ne correspond pas à ces plans, à l'exception de certains éléments de base, comme le nombre de portes. Néanmoins, ces plans nous permettent d’entrevoir les méthodes utilisées par les architectes de l'époque.

La première chose que l'on remarque ce sont les lignes triangulaires dessinées par le pinacle de la tour, ce qui est, d'après certains auteurs, indique qu'il s'agit d'une conception ad triangulum, donc qui s'inspire du triangle. Ce n'est en fait pas le cas, et les flèches de la façade de la cathédrale sont conçues en fonction d'une série de cercles concentriques, espacés de 14 unités.

Note: Caesariano indique deux échelles en haut de son plan mais n’en précise pas les unités.

Les coefficients de la cathédrale de Milan et de 7, et non de phi comme certains peuvent le dire.

La géométrie sacrée de la cathédrale de Santa Maria del Fiore de Florence

Et pour finir voyons ensemble une des autres merveilles architecturales les plus célèbres et les plus reconnaissables du monde : la cathédrale de Santa Maria del Fiore de Florence dont la construction a débuté en 1296.

La cathédrale ou Dôme de Florence tel que nous le voyons aujourd'hui est le résultat d'un long travail qui traversa plus de six siècles d'histoire. Le plan architectural de base est celui dessiné par Arnolfo di Cambio à la fin du XIIIème siècle; la coupole, devenue un symbole pour toute la Toscane, est le fruit du génie de la Renaissance, Filippo Brunelleschi, tandis que la façade complétant l'édifice ne fut complétée qu'à la fin du XIXème siècle.

En plus d'être un chef-d'œuvre d'ingénierie, le célèbre dôme octogonal de Brunelleschi montre des proportions d'or. Le nombre d'or est visible dans beaucoup d'éléments du plan de niveau final de la cathédrale.

Si la cathédrale est reconnue pour son architecture, ses pavements intérieurs le sont également.

La symbolique des rosaces dans les cathédrales

Une rosace est une figure géométrique symétrique, formée de courbes inscrites dans un cercle à partir d'un point ou bouton central, ayant plus ou moins la forme d'une rose ou d'une étoile stylisée.

Très utilisée dans l’architecture des Églises, mais aussi des mosquées, des stèles dans l’Égypte antique, des synagogues, par exemple, sa symbolique est traditionnellement porteuse du mystère de la vie, de la mort, de l’amour et de l’éternité.

La rosace est un symbole solaire qui émet dans les Cathédrales des vibrations cosmiques très puissantes. Là aussi on retrouve dans ces œuvres magnifiques un centre dont le motif va définir l’ensemble de la rosace et de sa signification.

Pour certains, la rosace est l'ancien symbole de la fleur de vie. ... Souvent présente dans les vitraux de cathédrales et d'églises, elle évoque le soleil et la divinité, mais aussi le cycle de la vie.

La cathédrale est comme un livre ouvert. La rose en est un chapitre essentiel. Elle offre à lire un élément majeur et incontournable du symbolisme universel.

Par ailleurs, l'origine de la fenêtre ronde est l'oculus (œil) de la Rome antique, dont la symbolique était solaire.

Quand nous franchissons le seuil de la cathédrale, tout est sombre, ce qui nous met d’emblée dans un sentiment recueilli et silencieux. Nous sommes alors attirés par la lumière qui grandit au fur et à mesure que nous avançons dans la nef. Arrivés au transept, nous nous tournons vers la source de cette lumière et nous voyons devant nos yeux cette splendeur lumineuse, éclatante, que sont les rosaces.

Nous avons l’expérience d’une sorte d’enchantement, d’émerveillement, la première fois et chaque fois que nous voyons ces roses — ces rosaces.

Thomas d’Aquin a vu en construction les rosaces de la cathédrale Notre-Dame de Paris, pendant qu’il était professeur de théologie à la Sorbonne dans les années 1250-1260. Il a pu voir l’incarnation dans ces rosaces des trois qualités de la beauté telles qu’il les a définies : integritas (l’intégrité, la complétude, l’unicité), consonantia (l’harmonie, la proportion, l’accord), et claritas (la clarté, l’éclat, le rayonnement). Les rosaces possèdent ces trois qualités en ce que rien d’essentiel ne leur manque, rien de superflu ne s’y mêle (integritas) ; elles sont en accord et en harmonie avec leur but transcendant ultime (consonantia) ; et elles manifestent la réalité essentielle qu’est Dieu par leur éclat et leur splendeur rayonnante (claritas). Leur beauté, leur pureté, leur harmonie sont dirigées vers un bien supérieur (Source: Aleteia.org).

Alchimie et cathédrales

Les cathédrales médiévales sont comparables à des broyeurs atomiques où sont concentrées des puissances bénéfiques dont la permanence est entretenue par les rites. La même analyse a été faite par des égyptologues à propos des temples pharaoniques. Là encore, même science, même tradition. De fait, la cathédrale reçoit l’énergie cosmique et la redistribue.

Les cathédrales ont été construites pour refléter l’harmonie du cosmos où tout est soigneusement ordonné. Construites d’après la Divine Proportion, qui a également présidé à la formation du corps de l’homme. Or, toute église est le corps du Christ, considéré non comme un individu, mais comme l’homme à la mesure de l’univers qui rassemble en lui toutes les expressions de la création.

La cathédrale n’est pas qu’une simple représentation de l’Univers, mais, par le rite qui s’effectue autour de l’autel, elle devient un espace de communication entre l’homme et les principes cosmiques. Parce qu’elle est comparable à un broyeur atomique ou sont concentrées des puissances bénéfiques dont la permanence est entretenue par des rites.

La même analyse a été faite par des égyptologues à propos des temples pharaoniques. De fait, la cathédrale, de par tous les paramètres utilisés, reçoit l’énergie cosmique et la redistribue. Mais elle est aussi un espace de transfiguration puisqu’elle est capable de transformer le profane en sacré.

Les cathédrales, tout comme les symboles de géométrie sacrée sont des outils, des représentations, pour nous redresser et nous faire prendre conscience de nous-même.

On arrive à la fin de cet article. J’espère qu'il vous a plu. 

N’hésitez pas à commenter, à partager et à vous abonner à notre newsletter pour être informé(e) des prochaines parutions.

Inscrivez-vous à notre newsletter!

Sources:

Géométrie sacrée aux Éditions Vega
Le nombre d’or aux Éditions Dervy

Articles en relation

Partager ce contenu

Ajouter un commentaire